mercredi 22 décembre 2010

La tribune de décembre 2010 de nos élus du groupe "Construire l'avenir ensemble"

Chaque année le conseil municipal est amené à débattre des orientations budgétaires pour l’élaboration du budget de la commune.

Or, comme les années précédentes, nous sommes face à des éléments de débat budgétaire présentés par la majorité municipale, très sommaires et plus que les années précédentes, la contrainte principale ne semble venir pour elle que de la CASQY ! Cette posture simpliste dénote le manque de prise en considération du contexte lié à la politique nationale et de la nouvelle donne territoriale.

Rappelons que le débat sur les orientations budgétaires se déroule cette année dans un contexte institutionnel particulièrement troublé. En effet, au travers de nombreuses réformes, l’État mène une offensive d’ampleur contre les collectivités locales. L’Etat s’applique ainsi méthodiquement depuis déjà plusieurs années à priver les collectivités de leurs moyens d’action, les asphyxiant financièrement. La réforme territoriale, la loi sur le Grand Paris, les transferts de compétences sous-compensés, le gel des dotations…sont autant d’exemples de cette politique de défiance envers les collectivités. A cette situation institutionnelle troublée s’ajoute aussi une grave crise sociale. La crise entamée en 2008 pèse encore et les prévisions en termes de croissance économique pour 2011 sont peu enthousiasmantes. Les Ignymontains eux aussi, ressentent pleinement les effets désastreux de la crise sociale, qui a succédé à la crise financière et à la crise économique.
Concernant la Communauté d’agglomération de Saint Quentin, la Cour des comptes régionale a rendu un rapport pointant la nécessité que chacun, CASQY et communes, assume son rôle financier.

Nous pensons que les communes doivent cesser de considérer l’agglomération comme un simple bailleur de fonds. Une charte de financement est sans aucun doute nécessaire mais il est avant tout urgent de mener un travail de fond sur la répartition des compétences entre l’agglomération et les communes avec une réflexion sans tabou sur les doublons de compétence. Cet exercice doit être réalisé de manière équilibrée et non partisane. Il ne s’agit ni de privilégier le «tout agglomération» ni de s’arc-bouter sur une vision municipale qui serait un retour en arrière par rapport aux acquis d’une gestion communautaire mutualisée.

Certes, il reste des incertitudes dans l’évolution des transferts financiers entre la CASQY et les communes mais les documents présentés pour alimenter le DOB lors de la séance du conseil communautaire du 14 octobre montrent plusieurs scénarios qui ont été soumis aux élus. Le minimum aurait été que ces scénarios soient présentés au conseil municipal avec une analyse critique et des propositions de la municipalité. Il ne nous semble pas très correct de ne pas faire état des éléments présentés lors du DOB de la CASQY.

Le DOB pourrait donc être l’occasion d’affirmer des priorités politiques. Il n’en est rien : Rien sur le social, rien sur l’équipement des écoles, aucun investissement notable que l’équipe majoritaire ait jugé utile de noter en direction du scolaire, alors que notre avenir se joue là.

Tous les ans nous espérons une présentation des orientations budgétaires qui puissent augurer d’un budget volontaire, responsable et solide avec des priorités claires concernant l’exigence de justice sociale, l’impératif écologique, le « vivre ensemble » (politique culturelle, sports, loisirs …) une présentation qui intègre aussi des perspectives pluriannuelles. Cette année encore, nous sommes déçus et inquiets pour le budget 2011.

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