mardi 3 mai 2011

Des trouvailles archéologiques sous le vélodrome

Alors que le vélodrome fait couler beaucoup d'encre, des archéologues ont travaillé de manière préventive, comme le rapporte le Parisien en date du 2 mai.
Des trouvailles archéologiques sous le vélodrome
Les fouilles, préventives du chantier de construction du vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines ont permis de mettre au jour quelques trouvailles qui remontent pour certaines au XVIIe siècle. Fabrice Brutus, l'un des deux archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui a réalisé ces fouilles depuis trois semaines, se félicite surtout d'avoir pu retrouver la cave d'une maison construite à la fin du XVIIe siècle. « C'était la maison du gardien de l'étang de Saint-Quentin-en-Yvelines et la cave, qui apparemment n'avait pas servi très longtemps, regorgeait de vestiges en céramique et en verre.» Visiblement, le gardien avait un train de vie assez élevé, à en croire la qualité des porcelaines ou des vins qui étaient entreposés à cet endroit.
On appelait ça les Gadoues de Paris


L'autre découverte originale, en plus de l'exploration de l'aqueduc Trappes - Bois-d’Arcy abandonné depuis la Révolution française, est un fossé rempli de déchets remontant à la fin du XIXe siècle. « A cette époque, Palis exportait ses déchets vers ce qui est devenu la banlieue, explique Fabrice Brutus. On appelait ça les Gadoues de Paris et elles servaient à combler des fossés, des trous, à créer des remblais là où on en avait besoin.» Dans le tas enfoui à Saint-Quentin-en-Yvelines, on retrouve un amas indescriptible de céramiques, de verre ou de terres cuites. Ici, le couvercle d'un pot en opaline, ce verre bleuté très prisé sous Napoléon III ; là, les restes d'un pot de pommade ; là-bas, des culs de bouteilles ayant contenu une eau gazeuse anglaise, du rhum martiniquais ou de l'eau hongroise... On a même récupéré des pipes, des chaussures ou des cendriers. Aujourd'hui le musée de la ville de Saint-Quentin-en-Yvelines doit envoyer des émissaires sur place pour examiner ces découvertes et envisager éventuellement de les utiliser.

« Ce sont des vestiges assez courants et l'on ne gardera pas tout ce qu'on a trouvé, explique Fabrice Brutus. Pour l'Inrap, les prélèvements et les échantillonnages suffiront. Néanmoins, il est toujours touchant de retrouver ces traces du quotidien de ces ancêtres pas si lointains... »

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