mardi 28 février 2012

Merci l’agglomération !

Les différents discours des cérémonies de vœux ont cet avantage qu’ils permettent de faire le point sur les projets portés par les villes et l’agglomération de Saint-Quentin. Le maire de la commune s’est plié à l’exercice en déroulant les aménagements en cours et à venir sur la ville. Il a salué, notons-le, la qualité du travail conduit avec la Communauté d’agglomération mais a oublié de dire l’essentiel. 

Déjà à l’occasion du vote du budget, nous avions pu noter que  suite au pacte financier arrêté entre les maires des 7 communes et l’agglomération, la part reversée à Montigny par celle-ci est en  augmentation en 2012 quand le financement de l’Etat, lui, ne cesse de baisser. Mais autre constat, l’agglomération continue de jouer son rôle d’investisseur et d’aménageur  : tous les gros projets actuels sur la commune sont portés et financés pour l’essentiel par la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Un exemple : la rénovation du pôle gare


Depuis juin 2011  les travaux ont commencé à la gare de Saint-Quentin. Il s’agit d’un vaste projet qui permettra de reconfigurer entièrement la gare et ses accès. Depuis sa création, la gare de Saint-Quentin n’avait vécu aucun renouvellement fort alors même que le trafic quotidien a été multiplié par deux depuis les années 70 avec plus de 70.000 personnes par jour. 


Au programme  : Réaménagement complet de la salle des pas perdus et des extérieurs pour permettre l’accessibilité mais aussi l’attractivité, avec des commerces dynamiques. Restructuration intérieure de l’espace situé entre les deux passerelles (qui comprend l’ancien restaurant Le Goéland et l’ancienne bibliothèque universitaire).

Création d’une gare routière sur la RD 10 transformée en boulevard urbain, avenue du Pas-duLac, plus ouverte aux piétons et aux cyclistes.
On le voit, le projet est ambitieux, il s’inscrit dans le cadre du projet d’aménagement durable de Saint-Quentin et son intérêt dépasse largement les seules limites de la commune ou de l’agglomération. 23 actions sont prévues jusqu’en 2015 minimum, pour un montant de plus de 24 millions d’euros. Les financeurs sont principalement le Conseil régional, la Communauté d’agglomération, le Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France) et dans une moindre mesure, le Conseil général. La commune ne finance pas le projet, ce n’est pas de sa compétence directe, et c’est bien l’agglomération qui est le principal porteur du projet avec la région Ile-de-France dans le cadre de sa compétence transports. 

Au moment de son discours des vœux, cette réalité, le Maire de Montigny a fait en sorte de l’occulter en omettant, par exemple, de citer les partenaires financiers de la commune et en donnant à  croire qu’il s’agissait d’un projet communal. La ficelle est un peu grosse et on la retrouve dès lors que sont évoqués les projets du Vélodrome, de la faculté de médecine… Finalement, même si ce n’est pas très fair play, c’est de bonne guerre de tirer la couverture à soi  ; beaucoup de nos concitoyens se moquent bien de savoir qui finance quoi et veulent simplement, en l’occurrence pouvoir, comme usagers, disposer d’une gare digne de ce nom. 

En revanche ce qui est beaucoup plus contestable, c’est le discours récurrent sur l’endettement de l’agglomération comparé à celui limité des communes qui laisse supposer que la première gérerait mal quand les deuxièmes seraient de bons gestionnaires. Soyons clairs  : l’agglomération aménage et investit et donc porte la dette.

Soyons honnêtes  aussi : oui il se passe des choses sur Montigny, mais merci l’agglomération  !


[La tribune de nos élus du groupe "Construire l'avenir ensemble" parue dans le numéro de février 2012 de l'Ignymontain]

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