dimanche 30 septembre 2012

Dans le cadre de la semaine de la mobilité

Nos amis d'Europe Ecologie Les Verts nous apportent leur vision ci-dessous.
Dans le cadre de la « semaine de la mobilité»   
avec Europe Ecologie Les Verts (EELV)
 une autre idée de la mobilité

A Saint-Quentin, le vélo dans les rues, plutôt que tourner en rond

Avec EELV, les nouvelles mobilités, ce n’est pas construire un vélodrome pour des coureurs cyclistes qui tourneront en rond. Les nouvelles mobilités dès aujourd’hui, c’est possible ! Saint-Quentin en Yvelines capitale du vélo, avec son relief quasi plat et l’emprise de ses infrastructures routières, pourrait rapidement devenir une réalité avec une forte volonté politique et une utilisation rationnelle des finances publiques. A Strasbourg, 14 % des déplacements se font à vélo, record français, ce chiffre s'élève à 27 % à Karlsruhe (au pays de l'automobile) et à 32 % à Copenhague (au bord des grands froids pluvieux de la mer du Nord).

A la Région, vers un Pass Navigo unique

A la Région Ile-de-France, grâce aux élus EELV, une première étape est franchie vers les nouvelles mobilités, avec la mise en place du dézonage tous les week-ends et jours fériés, pour les usagers titulaires d’un PASS Navigo et Solidarité Transport/mois à partir du 1er septembre. Une première étape déterminante dans la marche vers la révolution tarifaire du Pass Unique, qui concerne plus de 2,8 millions de Franciliennes et Franciliens et qui devrait voir le jour courant 2013.

C’est une incitation forte au report modal de la voiture vers les transports en commun mais c’est aussi une question de pouvoir d’achat. Les Franciliennes et Franciliens pourront désormais circuler pour leurs loisirs ou leurs activités du week-end en transports en commun sans surcoût ce qui devrait faciliter leur mobilité et la rendre beaucoup moins liée à l’usage de la voiture, donc tributaire d’un pétrole de plus en plus cher.

En effet, si aujourd'hui le prix de l'essence atteint des sommets, chacun s'accorde pour reconnaître que cette évolution est durable et inexorable. Les défis de la mobilité nous imposent donc de changer de vision.

Le vélo : meilleur rapport environnement/prix pour les trajets courts quotidiens …

La place du vélo dans nos agglomérations constitue un levier pour la transformation de nos villes. Le vélo est non seulement un mode de déplacement essentiel, c'est également un outil d'aménagement des espaces urbains et des territoires. Et de ce point de vue, notre territoire accuse un retard alarmant.

A titre de comparaison, quand les Français parcourent en moyenne 75 km à vélo par an, les Allemands et les Belges sont autour de 300 km. Les Danois, quand à eux, dépassent allègrement les 900 km.

En 2012, 50 % de nos déplacements de moins de deux kilomètres se font en voiture. Un tiers des écoliers va à l'école située à quelques centaines de mètres du
domicile en voiture. Le droit à la ville pour tous, le droit pour chacun d'accéder à son lieu de travail, de scolarité ou de loisirs passera de plus en plus par des modes de déplacements "actifs".

Le vélo constitue une réponse pragmatique, efficace et économique pour les déplacements courts. Il répond en effet au défi du pouvoir d'achat. Le budget "transports" est 
aujourd'hui en 2ème position dans le budget des ménages. L'usage régulier du vélo fait partie des réponses fortes et durables quant au pouvoir d'achat de tous nos concitoyens.
Il répond aussi au défi de la santé. A l'heure où plus de 15 % des Français souffrent de maladies liées à l'inactivité (obésité, diabète, maladie cardio-vasculaire), le vélo au quotidien, en tous cas régulier, est source de bienfaits en termes de santé publique et ouvre un champ d'économies réelles dans le financement de la protection sociale. Face à la pollution de l'air et aux dégâts sanitaires issus des particules fines des moteurs diesel, l'usage du vélo contribue à l'amélioration nécessaire de la qualité de l'air. D'après le ministère de la santé, le vélo contribuerait à une économie annuelle de 5 milliards d'euros pour le budget de la protection sociale.

Le vélo répond au défi de l'énergie. Du pétrole inépuisable et bon marché nous sommes passés à une énergie rare et chère. L'usage du vélo facilite la transition dans les modes de déplacement tout en diminuant notablement la facture énergétique qui pèse aujourd'hui pour très lourd dans la balance commerciale. C'est aussi le défi de l'espace. Les aménagements pour les vélos (pistes, cheminements, stationnement...) ne requièrent que peu de notre espace, denrée de plus en plus rare dans nos villes et nos territoires. De plus ils sont peu coûteux comparativement aux budgets des infrastructures routières et autoroutières.
C'est enfin le défi du vivre ensemble car l'usage du vélo permet de développer des liens quotidiens apaisés entre usagers de l'espace urbain. Il contribue immanquablement à plus de convivialité, d'humanité, de rencontre et d'échanges.

…Mais aussi l’autopartage

Bien évidemment, tous les déplacements ne peuvent pas se faire en vélo et transport en commun, la solution alternative, c’est l’autopartage. La bonne nouvelle, c’est en effet que les abonnés à l'autopartage utilisent moins l'auto. Une étude réalisée par l'École polytechnique de Montréal et publiée dans l'International Journal of Sustainable Transportation démontre que, toutes proportions gardées, les utilisateurs d'un service d'autopartage recouraient, en général, 3,7 fois moins à l'automobile pour leurs déplacements quotidiens que les gens possédant un véhicule.

Alors, en avant vers les nouvelles mobilités ?

Jean-Luc Manceau, conseiller municipal EELV









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