mercredi 31 octobre 2012

A quoi sert le conseil municipal ?

Quel rôle pour le Conseil ?

Il est défini comme l’instance délibérante des affaires de la commune. Il devrait donc être un lieu de débats sur les choix et non pas seulement un lieu où l'on entérine des projets ficelés et décidés ailleurs.

Même si cela permet de battre le record du nombre de décisions prises à l'heure, ce n'est pas un gage de transparence, ni de démocratie. Pour ne prendre que la séance du 1er octobre 2012 en exemple, les 25 points et les 3 questions orales ont été traités en 1h30, soit à peu près trois minutes par sujet.

Souvent nos questions restent sans réponse : 
le devenir de l'école Samain ? 
les locaux de l’ancienne école de « la Petite enfance » au Pas du Lac ? 
«C'est au stade de la réflexion» ! 

C'est très bien de réfléchir, mais pourquoi le conseil ne pourrait-il pas prendre part à ces réflexions ?

Le plan de déplacements urbain de l’Ile de France (PDUIF) est présenté et débattu dans toutes les communes de l’agglomération mais pas à Montigny, alors que le maire est vice-président de la communauté d’agglomération chargé des transports.

Quel intérêt pour Montigny d’accueillir le PSG ?
Même les projets les plus avancés nous sont connus par la presse. Dernier exemple en date : la possible implantation du PSG (Paris – Saint Germain) sur la base de loisirs. Il s'agit pourtant de 60 ha ! Quatre fois la superficie de «Vélopolis» ! Dans le cahier des charges, sont prévus deux stades (1000 et 5000 places) et treize terrains de jeu dont entre 5 et 7 en synthétique (bonjour les espaces verts «naturels»).
Il y a pourtant matière à débattre. L'aménagement du territoire fait partie des préoccupations de tous. Mais le débat n'aura pas lieu. A écouter les propos, ou plutôt les silences des conseillers de la majorité, il semble bien que la plupart d'entre eux ont également été tenus à l'écart.

Des terres inexploitées ?
Dans son propos, M. Laugier a parlé de la zone en question comme étant une «terre inexploitée». Qu’elles soient exploitées par l’INRA ou par l’école d’agronomie de Paris Grignon, ces terres, n’en déplaise à notre édile, ne sont pas en friche, les intéressés apprécieront. Mais voilà bien sa conception du foncier et du naturel.

Parler ainsi des terres agricoles, c’est passer sous silence la valeur de plus en plus importante de ces terres à l’heure du renchérissement de l’énergie utilisée pour se déplacer et transporter la nourriture.

Un hectare de terres agricoles permet avant tout de produire de la nourriture : du blé correspondant aux besoins alimentaires annuels de 35 personnes ou des tomates pour 22 personnes ou des volailles pour 6 personnes ou encore de la viande bovine pour une personne.

Si les élus choisissent d'urbaniser, 1 ha permet de construire au minimum 35 logements en tenant compte des orientations du futur Schéma Directeur de la Région IDF.

Le maire de Montigny pense-t-il que l’avantage de la notoriété apporté par cette installation vaut d’y consacrer cet espace ? Faute de débat nous n’en saurons rien.

[La tribune de nos élus du groupe "Construire l'avenir ensemble" parue dans le numéro de novembre 2012 de l'Ignymontain]

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