vendredi 25 janvier 2013

Deux chantiers importants pour 2013

La fin d’un monde a-t-elle eu lieu ? 


2013 : La fin du monde n’a pas eu lieu. Et pourtant sommes-nous certains qu’un monde n’est pas mort ? Un monde que nous avons cru éternel. Un monde où la satisfaction de nos besoins n’avait pas de limites. Un monde où l’on puisait librement dans la corne d’abondance des ressources naturelles, où la dégradation de l’environnement faisait partie des dégâts collatéraux «acceptables». Un monde où les habitants de nos villes avaient perdu le contact avec la nature, où les enfants étaient élevés « hors sol », un monde qui privilégiait la compétition sur le savoir être et le savoir vivre ensemble. 

Les chantiers sont nombreux pour construire le monde auquel nous aspirons profondément, au-delà de la satisfaction immédiate des besoins de notre quotidien. Car, bien sûr, si cette satisfaction est légitime et nécessaire, elle ne nous apparaît plus suffisante. Nous le savons bien : le monde, la société et la ville que nous devons et voulons construire ne doivent tolérer aucune exclusion au besoin de s’épanouir et permettre à nos enfants d’y vivre heureux. 

Energie : des ressources qui ne sont pas inépuisables 

Parmi ces chantiers, il y a celui de l’énergie. Au cours du siècle écoulé, nous avons perdu toute relation avec les notions physiques de ressources énergétiques et de rendement, déléguant la production et la distribution à des entités hyper-centralisées « s’occupant de tout ». Les collectivités locales ont souvent abandonné leur responsabilité de distributeur de l’énergie, qu’elles détiennent pourtant toujours au titre de la loi, aux distributeurs de gaz et d’électricité. 

Au cours de ce premier semestre 2013, l’occasion de réfléchir aux problématiques liées à l’énergie nous sera offerte par le débat national sur la transition énergétique qui devra aboutir à une loi portant sur l’énergie pour l’été ou l’automne. 

L'enjeu est crucial : permettre aux collectivités et à leurs citoyens de se réapproprier les questions énergétiques et climatiques. Il s'agit à la fois de démocratie, de transparence, de responsabilité et d'adaptation des politiques aux enjeux locaux. 

Chacune et chacun d’entre nous doit s’emparer de ce débat et y participer. Soyez vigilants et à l’écoute des programmes et propositions de l’ALEC (Agence Locale de l’Energie et du Climat : www.energie-sqy.com), de la MESDD (Maison de l’Environnement des Sciences et du Développement Durable : www.maisondelenvironnement.agglo-sqy.fr), de l’ACIMA (Association Citoyenne Montigny Autrement : http://acima.blogspot.fr/) et d’autres acteurs locaux. 

Chantier solidarité ou comment induire le lecteur en erreur 

Le Fonds de solidarité de la région Ile de France (FSRIF) a été créé par la loi en 1991. Ce fonds « a pour objectif de contribuer à l'amélioration des conditions de vie dans les communes urbaines d'Ile-de-France supportant des charges particulières au regard des besoins sociaux de leur population sans disposer de ressources fiscales suffisantes ». Ce prélèvement est exécuté sous l’autorité du préfet de région, donc de l’Etat. 

Quand le maire évoque dans le dernier ignymontain un prélèvement autoritaire, sous entendant qu’il proviendrait de la Région, il s’agit de l’autorité de la loi, votée par le Parlement et exécutée par les services de l’Etat ! 

En 2012, 137 communes sont contributrices, Montigny n’est donc pas la seule et toutes les communes de St-Quentin contribuent. Montigny aura contribué l’année dernière pour 1 334 003 Euros et non pas 1,6 millions comme l’affirme le maire. 

Une commune est contributrice si son potentiel financier est supérieur au potentiel financier moyen des communes de la région. Le potentiel financier est calculé à partir des revenus des impôts locaux et de la contribution des entreprises (ex taxe professionnelle). 

Jusqu’en 2011, les communes que le parc de logements sociaux rendait éligibles aux dotations de l’Etat en matière de solidarité urbaine (DSU) étaient exonérées de contribution. Depuis une évolution voulue par le gouvernement précédent, seuls les critères financiers sont pris en compte. C’est ainsi que, par exemple, Montigny (20% de logements sociaux) contribue à la même hauteur que Guyancourt (50%) et Trappes et la Verrière sont à la fois contributrices et bénéficiaires ! 

Nous pensons que les mécanismes de solidarité entre territoires sont indispensables. Il faut donc pour l’avenir, maintenir, voire développer cette contribution tout en rétablissant les critères prenant en compte l’engagement des collectivités pour davantage de mixité sociale.

[La tribune de nos élus du groupe "Construire l'avenir ensemble" parue dans le numéro de février 2013 de l'Ignymontain]

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