mardi 16 avril 2013

Techniques minières sous la gare de Saint-Quentin en Yvelines

Relevé sur le site du Moniteur du 15/04/2013 :


La gare de Saint-Quentin-en -Yvelines, entièrement restructurée, fait l’objet de lourds travaux de reprise en sous-œuvre afin de créer une nouvelle entrée pour les voyageurs.
Ouverte au public en 1975 lors de la création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, la gare de Montigny-le-Bretonneux fait aujourd’hui l’objet d’une restructuration profonde. « Une réflexion sur sa rénovation a été lancée en 2005-2006 », se souvient Frank Titon, adjoint de direction de la construction publique à la direction générale des services techniques de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin, le maître d’ouvrage. Et le diagnostic a été plus lourd que prévu. Il ne suffisait pas de revoir la signalétique et les équipements de sécurité incendie, de remplacer les revêtements de sol de la salle des pas perdus. C’est toute la desserte de la gare, fréquentée chaque jour par 80 000 personnes, qu’il fallait réinventer. Le projet est devenu l’opération « Carré Gare » et porte sur 1 km². La rénovation de la salle des pas perdus a constitué la première étape d’une opération de grande envergure qui doit s’étaler de 2011 à 2015, pour un budget d’environ 25 millions d’euros. C’est un véritable pôle multimodal qui est en cours d’aménagement, mêlant à la gare ferroviaire une vélostation, une gare routière et des zones de stationnement 
Paroi berlinoise 
Parmi les travaux les plus lourds, un deuxième accès à la gare est créé de l’autre côté des voies par rapport à l’entrée actuelle. Un bâtiment existant, désaffecté depuis une dizaine d’années, accueillera ce nouveau hall, moyennant d’importantes modifications de sa structure et des fondations. Ces travaux ont été confiés à l’entreprise francilienne TBI. Nœud de circulations verticales et horizontales, ce hall doit permettre l’accès, depuis la rue, d’une part à la passerelle qui franchit les voies et donne accès aux quais, d’autre part à la gare routière en sous-sol. Il s’agit donc d’ouvrir largement la façade pour offrir une entrée fluide aux voyageurs, ainsi que les planchers pour installer escaliers, escalators et ascenseurs. Mais les plans du bâtiment s’avèrent très compliqués : les trois niveaux 0 et 1 ont des surfaces différentes qui ne se superposent pas et il faut creuser un eniveaux de sous-sol. « La modification des descentes de charges impose de réaliser des reprises en sous-œuvre selon des techniques traditionnelles, par des puisatiers », confie Samir Benfares, conducteur de travaux principal au département rénovation de TBI, qui a dû adapter les méthodes de chantier au fur et à mesure de l’avancement des travaux, en fonction des obstacles rencontrés. Après démolition des planchers et ouverture de la façade pour permettre l’accès d’engins à l’intérieur, 46 micropieux de 17 m de long et 250 mm de diamètre ont été forés en périphérie pour réaliser 300 m² de paroi berlinoise. Celle-ci a été réalisée par passes alternées de 2 m x 2 m sur une profondeur de 10 m. La construction des planchers pouvaient alors commencer.

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