samedi 1 décembre 2018

11 octobre 2018 : Atelier d'ACiMA sur les mobilités douces


Le premier Atelier d'ACiMA sur le thème des mobilités douces, organisé le 11 octobre au Marina a réuni 15 personnes avec des échanges animés. Jean-Luc Manceau, président d'ACiMA, a introduit le sujet en situant le thème en perspective avec notre rapport à la voiture et avec notre dépendance au pétrole (s'inscrivant plus largement dans l'enjeu du changement climatique) mais aussi en perspective avec un « vivre ensemble » de qualité (approche citoyenne) sans oublier notre rôle citoyen de porter un regard critique sur l'action publique. 



Loin d'être anodin, le thème choisi concerne notre vie quotidienne d'Ignymontain et se trouve en phase avec l'actualité du projet de loi d'orientation des mobilités de la ministre Élisabeth Borne. 

C'est Jacques Tercerie, membre du Conseil d'Administration d'ACiMA, qui a versé au débat les recherches qu'ils avaient réalisées au préalable sur les textes en vigueur concernant les modes doux de circulation, sur leur prise en compte dans le code de la route, sur les risques de conflits d'usage de la voirie et, enfin sur les infrastructures Ignymontaines / Saint-Quentinoises dédiées aux mobilités douce. 

Plusieurs volets ont ainsi pu être évoqués, partagés et débattus. 

Le volet technique et pédagogique avec un consensus des participants pour souligner, à la lumière de ce que les un.es et les autres ont pu découvrir au cours de l'échange, le besoin pour chaque citoyen de continuer à apprendre les nouvelles règles qui enrichissent le code de la route. Une piste d'action est apparue nécessaire : comment mettre en place cette « formation continue » au « code de la rue »? 

Le volet citoyen avec la nécessité d'apprendre à partager l'usage de la voirie. Chacun.e, tour à tour, piéton, cycliste, automobiliste, comment appliquons-nous la règle fondamentale du respect de l'usager le plus faible, en l'occurrence le piéton ? 

Règle simple en apparence mais combien de fois bafouée lorsque le trottoir est partagé entre piétons et cyclistes faute d'infrastructure adaptée ou encore lorsque l'automobiliste pressé grille une priorité piéton ou cycliste à un carrefour à feux en tournant à droite ou à gauche. 

Enfin, dernière problématique et pas la moindre : comment donner envie aux habitants de laisser leur voiture au parking pour enfourcher son vélo ou choisir de marcher pour aller acheter son pain ? (la quasi-totalité des déplacements urbains en voiture font moins de 5 km). A ce sujet, l'évolution des infrastructures, parkings et signalisations (en priorisant les itinéraires vers les collèges, les équipements sportifs et la gare) à mettre en place par la collectivité peut aider. Mais il existe aussi des associations (VCMB sur Montigny, Velosqy sur SQY) qui peuvent aider a accompagner la pratique quotidienne du vélo. Enfin, « l'effet boule de neige », l'émulation entre amis et voisins et l'argument de la santé peuvent contribuer à l'abandon progressif de la voiture pour les courtes distances internes à Montigny. 

La vivacité de l'échange sur ce dernier point symbolise bien notre dépendance collective à la voiture : consensus pour encourager les circulations douces mais limiter la place de la voiture dans notre ville (stationnement des voitures sur les trottoirs en particulier) semble encore rester un tabou pour beaucoup … Combien de temps faudra-t-il pour faire évoluer les consciences ? Alors que le récent rapport du GIEC nous rappelle l'urgence d'agir. 

Bonus : depuis le 18/09/2018, le code de la route a changé : 





Le groupe s'est aussi interrogé sur les améliorations possibles à apporter aux infrastructures Ignymontaines dédiées aux mobilités douces, soulignant la difficulté de compréhension de l'usager entre ce qui relève de la commune et ce qui relève de l'agglomération. 

Le groupe a pu constater et regretter à Montigny : 

l'absence de « zones de rencontres », zones où les piétons sont prioritaires 


l'absence de marquage pour des contre sens cyclables 



– ou encore l'absence très pénalisante de circulation cyclable sur l'avenue Kessel. 


Les distributions de tracts les week-ends précédents avaient permis d'amorcer un dialogue intéressant avec les Ignymontains sur tous les thèmes discutés lors de l'atelier. Néanmoins des préoccupations plus concrètes et spécifiques avaient pu être évoquées comme l'apparent abandon du centre commercial du Manet en ce qui concerne les mobilités douces : briques dépassant du sol ou briques manquantes laissant apparaître des trous dans les trottoirs, absence de marquage correct pour les places pour personnes handicapées, absence de parking vélo adapté (arceau), marquage ancien et disparaissant des passages piétons. Si cet état des lieux peut paraître anecdotique au regard de la situation globale, il peut être vécu par les habitants comme un sentiment d'abandon du quartier pourtant longtemps perçu comme « le quartier du maire ».

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