samedi 24 novembre 2018

Opinion libre : "Que nous dit le 11 novembre, un siècle après ?"

ACiMA a décidé de publier sur son site sous la seule responsabilité de leurs auteurs un certain nombre d'articles susceptibles de faire naître une réflexion voire un débat sur des thèmes proches de nos idées. Ces articles portent tous le titre "Opinion libre".

Que nous dit le 11 novembre, un siècle après ? 
Le 11 novembre 2018, nous rendions hommage aux millions de morts tombés au cours ou à la suite de celle qui devait être la dernière. Cet hommage est sans doute nécessaire pour que les générations, qui ne l'ont pas vécue directement ou qui n'en ont pas entendu parler par des personnes l'ayant vécu, se souviennent et intègrent profondément l'absurdité de cette guerre et en rendent impossible toute réplique.

Pourtant, d'autres guerres ont suivi, quelques années après avec les mêmes protagonistes, après un armistice mal vécu par les perdants et, beaucoup plus récemment, encore actuellement, dans des dizaines de pays dans le monde.

Les hommages ne suffisent donc pas à enrayer l'horreur et à éviter le pire. 100 ans après l'horrible carnage de cette guerre, sans doute est-il souhaitable de passer à une autre forme de commémoration qui soit davantage tournée vers l'avenir et porteuse d'un message de de paix.

Pourquoi ne pas organiser une réelle fête internationale (ou européenne dans un premier temps) à une date anniversaire symbolisant la réconciliation de notre continent jadis déchiré. Le 9 mai apparaît comme une date propice (date anniversaire de la déclaration Schuman du 9 mai 1950, fondatrice de l'union européenne) ? Cette date constitue en effet une victoire pour tous les pays qui se reconnaissent dans la construction de l'Europe comme antidote à tout nouveau conflit fratricide.

Deuxième proposition pour un renforcement de l'éducation à la paix et à la non violence à tous les âges de la vie. Cette éducation constitue en effet le seul vaccin véritablement efficace pour empêcher tout retour du repli identitaire, de la peur de l'autre, toute vision étriquée qui ferait de l'extrémité de notre jardin ou des frontières de notre commune l'horizon indépassable de notre bien-être.

Oui, le véritable hommage à ces jeunes tués par l'arrogance et la stupidité des élites du début du XXème siècle serait de faire face avec beaucoup de courage et de détermination aux enjeux des prochaines décennies : partager sereinement les ressources et richesses communes de notre planète avec agilité, ouverture d'esprit et, surtout, grande générosité.
Jean-Luc MANCEAU 

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