lundi 18 février 2019

Règlement local de publicité intercommunal (RLPi) de SQY - Contributions du collectif Champ Libre

ACiMA vous propose de prendre connaissance d'une lettre ouverte émise par le Collectif saint-quentinois Champ Libre qui regroupe à ce jour de nombreux saint-quentinois et plusieurs associations : l’ACIMA (Montigny-le-Bretonneux), Alternatiba (Saint-Quentin-en-Yvelines), ANV-COP21 (Yvelines), l’ASEM (Guyancourt), ATTAC78 Sud (Yvelines), Conscience et impact écologique (France), le collectif des Déboulonneurs (France), Dédale (La Verrière), EPE (Elancourt), Go to Togo (Elancourt), I-Boycott (Paris), ICARE (Guyancourt), le Publiphobe (Paris), Maurepas pour Tous (Maurepas), REGAL (Guyancourt), Sème qui peut (Guyancourt), La Vie’Cyclette (Guyancourt), etc.

Ce collectif a été créé en août 2018 avec pour toile de fond la procédure d’élaboration du RLPi. Notre objectif principal consiste à sensibiliser nos élus sur le rejet, par une grande partie de la population, de la pression publicitaire dans l’espace public. Ce rejet concerne en particulier, mais pas seulement, ces dispositifs agressifs que sont les écrans numériques que nous avons tous eu la déconvenue de découvrir récemment dans notre centre commercial de Saint-Quentin-en-Yvelines. Notre collectif reçoit un accueil très positif auprès des habitants qui ne souhaitent pas, à nouveau, découvrir, sans en avoir été avertis par nos représentants, des écrans numériques dans nos rues et nos espaces publics. Nous nous mobilisons pour faire du RLPi un document de référence qui prendra en compte notre volonté de baisser la pression publicitaire et d’interdire les écrans numériques dans toutes nos rues. 
Les débats que nous avons eus avec les habitants ont fait apparaître un vrai engouement pour nos propositions, ainsi qu'une réelle volonté de la part des personnes rencontrées de comprendre les enjeux du RLPi, mais également ceux des contrats de mobiliers urbains. 
Ces sujets ne sont pas que techniques. La question de l’affichage publicitaire dans l’espace public est politique et perçue comme telle par les administrés. Les membres et soutiens de notre collectif la considèrent comme un enjeu prépondérant pour la qualité de notre cadre de vie dans toutes les communes de l’agglomération. Cette perception est portée par nos soutiens en tant que :
  • administrés et électeurs de tous bords, soucieux des enjeux environnementaux, de la qualité de nos paysages et de nos espaces publics, des questions de santé publique…
  • acteurs du territoire qui ont pris conscience que la publicité dans l’espace public dessert le commerce local et participe à augmenter les difficultés de nos centres-villes…
  • usagers des espaces publics en tant que cibles directes et quotidiennes des messages publicitaires qui apprécieraient des paysages de qualité et une préservation des zones de biodiversité…
  • personnes et organisations impliquées dans les débats publics de tous ordres et nécessaires au devenir de notre société et de notre territoire…
  • contribuables préoccupés par les choix budgétaires et la pertinence des stratégies de délégation de services publics…

Faute d’atelier de co-rédaction impliquant des citoyens, des associations, des élus et des experts, faute de débat au sein du CODESQY, nous n’avons pas pu prendre part à la rédaction du projet initial. Les avis émis par les citoyens et les associations présents lors des réunions du 5 et 12 novembre 2018[1] n’apparaissent pas dans le projet de règlement actuel et cela crée une grosse inquiétude chez les personnes s’impliquant dans ce sujet. 
Nous estimons que dans une instance démocratique digne de ce nom, l’expertise citoyenne doit être utilisée et mise en valeur. En effet, les saint-quentinoises et les saint-quentinois sont bien placés, de par leur statut d’habitants, pour émettre des recommandations et des avis sur les futurs règlements qui les concerneront dans les années à venir 
Ce document (à télécharger ici) a été rédigé par l’ensemble des membres volontaires du collectif Champ Libre (SQY) et de la cellule juridique nationale de l’association Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P). Il est le fruit d’une étude approfondie du projet de règlement mis en ligne le 12 novembre 2018 sur le site de l’agglomération (http://sqy.fr/rlpi). 
[1] Résumé de la réunion publique du 12 novembre 2018 par l’association Résistance à l’Agression publicitaire : https://antipub.org/saint-quentin-en-yvelines-compte-rendu-de-lunique-reunion-publique-concernant-le-reglement-local-de-publicite-intercommunal/

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